46934 Le paradoxe des étaux

Ma volonté d’écrire un extrait de la vie d’un jeune romancier, n’aura pas été une chose aisée, ni même très compliquée. L’histoire commence dans le commissariat de Neuilly-sur-Seine pour se terminer à proximité de la place de la Concorde après être passée par la Vallée de Chevreuse, la Provence et tout ceci dans un train ne desservant aucune de ces destinations.

Synopsis: Jean-Martial a toujours voulu fonder une famille heureuse. Après une première séparation qui lui fait connaître les joies de la garde partagée, il rencontre Marie-Henriette qui lui donne à son tour deux enfants. Mais les relations entre eux se dégradent rapidement, au même rythme que leur situation financière, et le divorce est prononcé en 2015. Favorisant la garde par la mère, la justice sanctionne Jean-Martial qui n’a quasiment pas son mot à dire sur l’éducation de ses enfants. Endetté, ne pouvant plus verser la pension alimentaire, Jean-Martial enchaîne les galères et les coups durs. Jusqu’où ira sa descente aux enfers ?

Découvrez le parcours d’un père de famille à qui la société a bafoué ses droits. Le récit d’un combat

« La porte fut instantanément et brusquement refermée dans le grand VLAM sonore habituel de ce genre de mouvement. »

Le récit débute sur l’expérience du personnage et narrateur, Jean-Martial, à la prison de Nanterre. Les détenus avec qui il partage souvent plus qu’une cellule, la lutte avec l’administration, les courriers au JAF, l’auteur nous livre une description sans tabou du quotidien carcéral. Mais c’est surtout la volonté de s’en sortir qui caractérise Jean-Martial : sans logement et chef d’une entreprise en liquidation, il sollicite du travail depuis la prison pour subvenir aux besoins de ses quatre enfants, et ne cesse de réclamer justice dans l’affaire de son divorce. Au travers des multiples lettres adressées à ses enfants, ses amis ainsi qu’aux diverses instances judiciaires et administratives, le lecteur découvre peu à peu le parcours du combattant de l’homme qui se cache derrière le matricule 46934.

« Mise en Bouche » cantonne l’action entre quatre murs et fait monter les principaux acteurs dans le train de cette première étape.

« Julie » va permettre de nouveaux envols à Jean-Martial. Il est du moins possible de l’espérer…surtout sur des rails. (SIC)

« Dérisoires », à l’image inverse des mâchoires des étaux, clôt cette série paradoxale.

Au plaisir de vous donner un peu de BONHEUR car une chose est sûre, la vie est belle .

Jean-Michel BARDOU