Quelques extraits de « Julie » pris au gré des pages tournées par un doigt aveugle.

nota bene: Jean-Martial de Brise ( héros principal lui-même auteur de romans) a pris une bonne partie de la rédaction du deuxième tome directement en main à la place de l’auteur qui intervient lui-même peu. Ne vous attachez donc pas au pronom employé dans les extraits cités ci-après.

De même, je n’arrive pas à joindre mon avocat pour me défendre pour ne pas que je retourne en prison afin de continuer à ne pas pouvoir verser ce que je dois et ainsi retourner en prison pour ne pas continuer à ne pas pouvoir … et ainsi de suite. Ce doit être ainsi que la Justice pense avoir effectué la quadrature de son cercle prétendu vertueux.

( Julie – Reconstruction-)

Mes lecteurs présents et à venir comprendront petit à petit que j’aspire à devenir un bio-auteur bi-ventricule : un classique en papier pour les vrais plaisirs de lecture à la maison au lit ou dans un fauteuil et un moderne mais non virtuel en tablette non chocolatée.

( Julie -En gros j’ai 15 jours 3 semaines… p. 31)

Le parallèle entre un légiste et un psychiatre me paraît assez édifiant. Comment la réalité de l’état d’un corps peut-elle être comparée à la réalité de l’appréciation d’un tiers d’une personne?

( Julie – +10 ans de lettres, messages, etc… – Jean-Martial de Brise 25 avril 2015 – p.304)



Tu n’es sans doute pas sans savoir que nous n’avons, juridiquement, aucune raison de divorcer.

Tu n’es pas sans savoir que juridiquement, nous pouvons de nouveau partager le lit que j’ai laissé à ton bon soin lorsque j’ai été mis à la porte de chez moi suite à des accusations révélées mensongères par la suite.

Tu n’es sans doute pas sans savoir que nos enfants nous aiment tous deux, j’imagine.

Tu n’es sans doute pas sans savoir (…) que les enfants sont en garde alternée entre nous deux.

Tu n’es sans doute pas sans savoir que la maison doit très rapidement être vendue avant qu’elle ne parte en licitation.

( Julie – +10 ans de lettres, messages, etc… – Jean-Martial de Brise 22 octobre 2013 – p.222)

C’est certainement dû à la conjoncture qui comme ses deuxième et troisième lettres accolées sont aussi indéfinies qu’irresponsables.

( Julie -Le grand sot en librairies -p34)

N’ayant rien à faire là mais ayant beaucoup à faire de toute façon, je me résous à monter dans la chambre même si la chaleur est grande en plein soleil. Je quitte le parc et commence à remonter la rue de Monceau. Une musique Rock très connue mais dont le nom ne revient pas, s’échappe à grand volume d’une fenêtre au dessus de mon passage. C’est bizarre à cette heure d’entendre de la musique dans le quartier. Ben non, c’est la fête de la musique aujourd’hui. Mon regard se lève et je vois la femme entrevue il y a quelques minutes, son visage toujours surmonté de son panama, accoudée au balcon de la fenêtre. Elle regarde le ciel.

Sa tête me dit de plus en plus que je la connais mais sans me délivrer de précisions complémentaires. Je ne vais pas m’arrêter et la héler pour qu’elle me le dise. Je continue mon chemin.

( Julie – Passages très délicats et sans doute très mal payés (Reprise) p.135)

Dans les langues où le terme est issu du latin, la religion est souvent envisagée comme ce qui concerne le relation entre l’humanité et Dieu. Il s’est agit d’un ensemble de règles de comportement à pratiquer tant dans le culte qu’en société avant d’être petit à petit remplacé de plus en plus complètement par la législation laïque, en France tout au moins.

(Julie – En gros, j’ai 15 jours 3 semaines pour écrire le livre – p.87)

Ce mail est et constituera le seul accusé de réception en sus de celui délivré par la poste, à votre lettre du xxxx qui n’a pas plus éveillé en moi de sympathie à votre encontre que les différents courriers précédents dont ceux de la CGT.

(Julie – +10 ans de lettres, messages, etc… – Jean-Martial de Brise 21 octobre 2015 – page 337)

Mon problème est que j’oublie toujours que la bonne foi n’a que très peu de droit de cité en justice puisque la mauvaise foi y règne sans partage.

( Julie – Passages très délicats et sans doute très mal payés (Reprise)- – p.131)

Quelques minutes après ma sortie, tout beau tout neuf du moins au niveau du chef, de chez le coiffeur, Hector me rejoins sur la place du marché en me tendant un jeu de clefs pour que nous partions sur Paris après avoir récupéré quelques affaires à Marly-le-Roi.

(Julie – L’arrivée sur le rocher – p.21)

Enfin bref, Mme Marie-Henriette, soit la JAF me délie jusqu’à retour à meilleure fortune : -de toute pension antérieure ou présente comme la raison ( pas celle de Pascal?) lui a demandé par ma bouche,

-soit vous aurez la joie de pouvoir me reconvoquer en correctionnelle pour me faire remettre en prison par les bienfaits de la JAF qui n’a vraiment aucune leçon à donner à grand monde.

(Julie – +10 ans de lettres, messages, etc… – Jean-Martial de Brise – 27 janvier 2018 p.372)

Le jour le plus long de l’année me permit de découvrir Maîtresse Gaëlle GABARDINE dans son cabinet situé en haut de ce que j’appelle le blockhaus du Pont de Sèvres. Pour ceux qui connaissent, il s’agit d’un ensemble immobilier rond dans lequel je n’ai jamais pu rentrer sans l’aide de quiconque. (…) Une fois l’ensemble du corps rentré dans l’ascenseur, tout devient plus facile. Il suffit alors d’appuyer sur le bouton du 15ème étage, si je me souviens bien, puis de sonner à la bonne porte. Quelques minutes après arrive une dame que je trouve peu joviale. Est-ce la Dame de ménage? La bailleuse mécontente de Maîtresse Gaëlle GABARDINE? Ou carrément la GABARDINE?

( Julie – Passages très délicats et sans doute très mal payés (Reprise)- – p.131)

La bonne blague du jour:

Ce matin à 8h16, l’interphone: « Bonjour Monsieur, j’ai un pli d’huissier à vous remettre ».

II me remet un pli sans que j’ai besoin de lui signer quoi que ce soit puisqu’il n’a même pas vérifié mon identité. L’enveloppe non close, bien sûr pour que cela puisse intéresser tout le monde, contenait simplement l’ordonnance de non conciliation du 2 décembre 2010.

Je me demande si elle m’avait été signifiée ou si c’est juste pour me rappeler que les enfants ne doivent pas vivre chez moi et que je dois continuer à payer à Madame une pension pour entretenir les enfants qui ne veulent plus vivre avec elle qu’une semaine sur deux et que je dois continuer à lui verser une pension de secours alors qu’elle me bloque plusieurs centaines de milliers d’euros après en avoir couté plus de 3 fois plus et qui bien sûr permettrait que je lui paye ce que l’ordonnance a voulu que je lui doive.

(Julie – +10 ans de lettres, messages, etc… – Jean-Martial de Brise 21 octobre 2014 – p.261 )

Je quitte ainsi le bar en inox dont la couverture est en meilleur état que le décor qui aurait bien besoin d’être changé. Peu importe, mon café serré est buvable et je dois conserver une tête fraîche, engageante, disponible et sympathique pour mon entretien de tout à l’heure. Le patron tente à plusieurs reprise vraisemblablement d’engager une conversation dans laquelle je ne rentre pas. Je fais plutôt mine d’être très accaparé par l’écran de mon i Phone avec lequel je survole les titres de l’actualité.

Il est 8h45. je règle mon café et croise en sortant le troisième client du café depuis bientôt une heure. J’espère pour lui qu’il a des heures d’affluence dans la journée.

J’avance tranquillement vers l’immeuble où se situe l’agence. Cet immeuble est situé au fond d’une cours intérieure accessible sous un large porche de passage de voiture laissant un petit trottoir pour les piétons de chaque côté. Une voiture arrive devant moi et s’y engage. Il s’agit d’une Bentley qui se gare dans le parc de stationnement situé à droite du passage. (…) « Très bien, je vous ouvre. prenez l’escalier et sonnez à l’unique porte située au deuxième étage. Je préviens Monsieur du Pré.

( Julie – Passages très délicats et sans doute très mal payés – p.92 )

Je m’amuse d’ailleurs particulièrement à employer le mot terme au lieu de vocabulaire en faisant référence à la matière psychologique dont il me semble pour le moins difficile de concevoir un terme à certains de ses maux.

(Julie – Le grand sot en librairies  -p. 32 )

L’annihilation de la personne par la grande administration française dans toute sa splendeur mortifère vient de lui décocher sa dernière balle. 

( Julie – Et Gégé arriva – p 139)

Comme quoi, il faut toujours être gentil avec l’administration. Quand elle ne peut comprendre ce qui est, elle trouvera toujours une solution pour satisfaire ce qui pourrait être gênant pour elle. Cet évènement est une aubaine pour moi car sinon il faudra que j’attende le mois de septembre pour essayer d’obtenir la validation en enseignement supérieur du diplôme que j’ai eu il y a quinze ans pour avoir le droit d’exercer mon métier que j’exerce depuis 20 ans. Ouf!

Tout va pour le mieux. Ce qui me rassure c’est que la terre tourne toujours…aussi.

( Julie – Les retrouvailles avec Jacques – p.171 )

46934, moi cela me fait surtout penser à l’infini. Pourtant, 46934 est le numéro de matricule qui a été attribué à un repris de Justice qui a été jeté en prison un jour. (…) C’est un terme beaucoup plus approprié pour parler de la démesure de la justice qui se mêle de ce qui ne la regarde pas au lieu de s’occuper de ce pourquoi elle a été créée, réparer au mieux les dommages causés et faire en sorte qu’il n’y en ait plus.

(…)

J’en reviens donc au sujet qui nous intéresse et qui n’est peut-être qu’un leurre.

qui sait?

( Julie – Et si le matricule n’avait été qu’un leurre? – p.203 )

Il y en a quatre. Deux sur son côté droit et deux autres sur son côté gauche.

D A N E

Ce visage et ce corps, il les connait mais d’un seul tenant.

Son téléphone intelligent se met à sonner. Il décroche rapidement sans parler en quittant le bureau pour ne pas risquer de réveiller Valérie et descend de la Branche.

« Jean-Martial de BRISE pour Lucie. Bonjour… »

« bonjour; ici Daphné » lui répond une voie.

( Julie – Epilogue – p.214 )

À tel point même que pour éviter cette complication dont tout le monde à partir d’un moment où l’accumulation de la complexité devient assez insupportable, veut simplifier, l’humanoïde supérieurement intelligent que nous sommes tous de plus en plus chacun en voie d’améliorer encore, en profite donc pour concevoir, mettre en place et pour être plus sûr du résultat, à rendre obligatoire pour tous et toutes, ne surtout pas faire de discrimination, cette simplification beaucoup plus simplifiante que la précédente sur laquelle celle-ci est rajoutée, sans doute pour ne pas oublier, omettre les effets contraignants, à tort, de la précédente.

( Julie – En gros j’ai 15 jours 3 semaines… – p. 30)

Ma réalité présente et j’espère future continuera à démontrer le caractère totalement inutile du bien être matériel en l’absence du bien ressenti intellectuel.

( Julie -Le grand sot en librairies -p34)

Le mariage n’a vraiment pas été mon fort. Ni sur un plan civil ni sur un plan religieux. Tout cela semble pouvoir démontrer une chose : ma conception du mariage ne peut se réaliser à trois. Dans le premier, le bon Dieu qui faisait défaut à mon épouse agnostique n’a pu la retenir de partir chercher l’inconnu. Dans le deuxième, c’est un coup du droit civil qui a fait double coût par l’excitation outrancière d’un appétit matériel démesuré et irrespectueux y compris de sa propre progéniture.

(Julie – Le grand sot en librairie – Page 74)

Et maintenant que j’étais à nouveau libre dans ma chambre de bon au sixième étage sans ascenseur propice à l’amaigrissement dont j’avais besoin, je renouais avec ce produit laitier version UHT.

(Julie – Le mardi suivant – p 30)

J’hésite
…Je te propose donc que nous nous entendions au plus vite pour garder les enfants à tour de rôle (semaine et week-end,…) et que notre maison soit vendue pour nous permettre de construire un avenir meilleur, tant pour chacun de nous que pour l’ensemble de nos enfants …De là, à repartager la même couche peut-être pas,mais la garde des enfants oui.(Annexes)
Vous savez, celles qui sous couvert de chercher quelques millions de spermatozoïdes d’un Papa responsable, finalement s’intéressent plus aux millions qu’aux résultats de la fécondation des gamètes qui deviennent eux humains.Les millions n’ont pas besoin d’unité de mesure. Il s’agit d’argent et même pour la contre-valeur d’anciens francs cela fonctionnait déjà.

( Julie -Passages très délicats…(reprises) -P.84)